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La bonne santé de la démocratie

A l'heure où cette lettre sera imprimée, les résultats du second tour de l'élection présidentielle seront encore inconnus. Même si les sondages, qu'on accuse souvent de se tromper alors qu'ils ne font qu'indiquer une tendance, prévoient déjà le nom du candidat vainqueur, plus que jamais une surprise est possible.

C'est sous la férule de Jean-Marie Bockel, maire de Mulhouse pendant 21 ans, plusieurs fois député, ministre et aujourd'hui sénateur, que se sont exprimés les participants à la dernière soirée, prouvant encore une fois que le rendez-vous majeur que constitue l'élection présidentielle en France est un moment d'expression de toutes les peurs et de tous les espoirs.

Mais quel que soit le résultat de ce vote, le grand vainqueur est la démocratie. Quel autre mode de désignation d'un président permettrait à la fois à un fils de berger, un ouvrier, des énarques, des diplômés d'études supérieures d'être désignés candidats et d'obtenir des suffrages populaires en toute liberté. Et plus fort encore, comme aux Etats-Unis, il est possible pour un candidat n'ayant pas fait carrière dans la politique, de devenir finaliste du scrutin. Il est fini le temps où il fallait démarrer comme militant de base et gravir les échelons d'un parti petit à petit. La constitution française permet à tout citoyen d'être candidat. C'est un signe de bonne santé démocratique mais pour autant, l'Histoire a montré que ce mode de scrutin n'empêche l'accession au pouvoir d'individus très dangereux.

Le revers de la démocratie est que c'est la majorité qui décide. Par conséquent on assiste de plus en plus souvent à des débordements de manifestations de rue organisées par les pourfendeurs de ce mode d'organisation de la société. Laissons à nos gouvernants le bénéfice d'avoir été désignés pour diriger le pays et chaque élection est l'occasion de les encourager ou de les sanctionner pour leur action.

A tous ceux qui cherchent à cristalliser les peurs et la division, opposons-leur l'unité, la bienveillance et plus que jamais, le troisième mot de notre devise républicaine : la fraternité.

 


Par Dominique Meunier





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