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Pour faire un bon gâteau au chocolat

Pouir faire un bon gâteau au chocolat, il faut... du chocolat évidemment, mais ça ne suffit pas, bien sûr. Sinon tout le monde serait expert. Que faut-il d’autre alors ?

Du travail, de la patience, du savoirfaire, de l’amour. Savoir apprendre de ses erreurs. Répéter le geste jusqu’à atteindre la perfection.

En fait c’est comme pour gagner le concours du Meilleur Ouvrier de France. Certes, apprendre à réussir un gâteau au chocolat ne nécessite pas forcément plusieurs années de formation et d’abnégation mais quand on vise la perfection, ne soyons pas avares et n’ayons pas peur de recommencer ce qui paraît réussi.

Si Antoine Hepp estime que devenir M.O.F. est accessible à tout le monde, il faut quand même une sacrée dose de travail inaccessible au commun des mortels. Pourquoi ? Parce que tout le monde n’exploite pas les 24 heures d’une journée avec la même détermination ni la même efficacité. Il faut aussi une préparation mentale et physique de haut niveau pendant des années, au même titre qu’un champion dans une discipline sportive. Le métier fait rêver. Les horaires moins.

Et le plus ingrat pour le pâtissier, c’est que la dégustation ne permet pas forcément à un palais non averti de prendre conscience de la technicité du travail en amont. Seuls les visages ravis seront les témoins d’une pâtisserie réussie. Il s’agit d’un travail d’orfèvre. Là où la cuisine permet de rattraper les imperfections avec un peu de sel ou en rallongeant la sauce, la pâtisserie, c’est mathématique. Il n’y a pas de place pour l’improvisation.

Comme dans toute équipe qui gagne, le meilleur pâtissier du monde ne serait pas au même niveau sans une équipe tout aussi impliquée que lui. Antoine Hepp a toujours su s’entourer de personnes dynamiques auxquelles il a su transmettre sa passion. L’excellence ou rien !


Par Dominique Meunier





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