« La dame de fer » : le biopic qui tombe à pic...
Au-delà des qualités du film qu’Entreprises & Médias d’Alsace est heureux de vous offrir en avant-première au cinéma Le Palace, voilà le biopic qui tombe à pic pour éclairer un peu ce que nous vivons aujourd’hui et qui a fait l’objet de notre passionnante soirée de janvier dernier avec l’économiste Philippe Dessertine.
Car, au tout début des années 80, il y a trente ans, c’est bien un rasoir à deux lames qui a commencé à faire le boulot…La première s’appelait Ronald Reagan aux USA. Mauvais acteur de westerns de série B, devenu gouverneur de Californie, ce piètre comédien a été élu président des Etats-Unis en 1980. Son programme tenait en un mot : c’est l’état qui est le problème, il faut li-bé-ra-li-ser ! Pour que le rasage, la tonte devrait-on dire, soit parfait, il fallait une deuxième lame. Européenne, celle-là. Ce fut Margaret Thatcher et évidemment en Angleterre, chez la nation-sœur. La dame de fer a fini le boulot et étendu ce pseudo libéralisme au vieux continent. A grands coups de boutoirs contre toutes les protections et avancées sociales. Et sans état d’âme, là non plus…
Les autres épisodes depuis trente ans (de la dérégulation sauvage à la mondialisation économique et on en passe…) ne furent que les étapes du chemin de croix que le monde entier vit aujourd’hui…
Margaret Thatcher vit en ce moment ses derniers jours, atteinte de la maladie d’Alzheimer : elle ne verra pas ce film, pas plus que les ruines d’un système à l’agonie qu’elle a très largement initié…
Pour débattre sur la politique du premier ministre anglais de l’époque, nous avons invité une collaboratrice écossaise de la société Activis, Emma Grant, et nous aurons en direct par visio-conférence l’argentin Omar Torrès qui a fait la guerre des Malouines au début des années 1980. Sa fille Anna, étudiante en France, traduira ses propos…
Ellen Jolley, directrice de l’Institut d’anglais à l’UHA et son mari Tony, universitaire, sont prêts à répondre à des questions après le film dans la mesure où ils ont vécu l'ère Thatcher pendant leur jeunesse, leurs études et au début de leurs carrières.
Il n’y a pas de hasard dans la vie ou en tout cas il y a certaines coïncidences qui sont parfois troublantes. Je me trouvais donc chez ma coiffeuse unique et préférée quelques jours avant de visionner le film "The Iron Lady", et voici alors que j’attendais sagement mon tour, je tombe sur un magazine qu’il ne m’arrive jamais de feuilleter (sauf chez le coiffeur donc...) : Paris Match. Et qui vois-je en couverture, je vous le donne en mille ? Ah, perdu ! Pas Maggie mais Renaud, celui-là même qui la pourfendais en voulant en faire son réverbère quotidien préféré. Par une espèce de mimétisme troublant, le chanteur énervé se trouve lui aussi en pleine décrépitude. Et là paf, le poids des mots, le choc des photos !
Alors s’il n’est pas encore frappé d’Alzheimer, Renaud n’en est pas moins mal en point, démoralisé, alcoolique, solitaire et en panne totale d’inspiration. Et la chetron sauvage n’aura jamais aussi bien porté son nom, une bande de jeunes à l’air déconfit, à lui tout seul. Qu’on ne s’y trompe pas, Renaud j’adore. Dans quelques années on le trouvera "foooormidable" (surtout après sa mort) alors que ce type est un poète pas assez reconnu en tant que tel. Un type qui a écrit "Mistral gagnant", "Hexagone", "ma gonzesse" et j’en passe, ne peut pas finir seul à pleurer sur son sort dans Paris Match sans qu’on s’en émeuve un peu, merde !
Je propose donc que dans un grand élan de solidarité nationale, en accord avec tous nos politiciens, nous achetions français, nous soutenions Renaud. Je suis certain que tous, à l’instar des Germaine, Manu, Pierrot, Lucien et bien d’autres, sommes prêts à lever nos verres (de Kanterbräu, ho, ho !) en guise de solidarité envers Mister Renard. A part bien sûr Madame Thatcher...