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Les invités

Dîner-débat

L'EXPRESS - 60 ans d'engagement

Qui : Christophe BARBIER
Où :  Cité de l'automobile à Mulhouse
Quand : 16 septembre 2011 à 19h
L'EXPRESS - 60 ans d'engagement

Une fois de plus, Entreprises & Médias d’Alsace vous propose un invité renommé pour la toute première soirée de sa nouvelle saison.

L'express - Logo

Christophe Barbier est le directeur de la rédaction de l’Express, un des plus prestigieux hebdos de par le monde. Fondé en 1953 par Jean-Jacques Servan-Scheiber et Françoise Giroud, l’Express n’a jamais démérité de son acte de naissance : sa création avait à l’origine pour objectif de soutenir les idée réformatrices de Pierre Mendes-France et, très vite, l'hedo a été l'auteur de prises de position courageuses contre la torture pratiquée par une partie de l’armée française lors de la sombre guerre d’Algérie, attirant notamment dans ses colonnes les plumes prestigieuses d’Albert Camus, Jean-Paul Sartre, André Malraux, François Mauriac et autres Françoise Sagan. Depuis, de nombreux journalistes français y ont collaboré : Jean-François Kahn, Catherine Nay, Michèle Cotta ou encore Ivan Levaï par exemple…

Que reste-t-il des engagements de départ de ce titre ? Cinq ans après son arrivée, Christophe Barbier aura à cœur de développer ses parti-pris rédactionnels mais aussi sa mission de manager de l’entreprise qui, à l’instar de toutes les sociétés de presse, se doit d’être vigilante en matière de rentabilité et de production. Et quid de la publication sur internet, l’Express étant en pointe dans ce domaine ?

Des questions, des réponses ! Il ne sera pas difficile de les obtenir de la part d’un journaliste réputé pour son franc-parler et ses analyses. Avec les élections présidentielles en toile de fond, une époque toujours très chaude pour un grand média généraliste…

Une superbe soirée de rentrée en perspective qui nous permettra de nous retrouver toutes et tous après la trêve estivale. Profitez-en pour inviter de futurs adhérents, nous comptons sur vous !

Un bon conseil : ne tardez pas pour vous inscrire !

 

Accès à la cité de l'auto :
http://www.collection-schlumpf.com/fr/schlumpf/377-acces/ 


Vu par Emma la cigogne
Christophe Barbier - L'Express




Regards

In cauda venenum

Septembre 2011

Certains des propos de Christophe Barbier tenus lors de sa venue à Mulhouse ont trouvé un écho plutôt inattendu lors de l’interview de Dominique Strauss-Kahn, deux jours plus tard sur TF1. Le directeur de la rédaction de l’Express affirmait que son journal était « grillé » auprès du Bill Clinton français et savait ne pas être dans les petits papiers du politicien.

Il ne croyait pas si bien dire : pressé sous le feu nourri des questions intransigeantes de l’impertinente Claire Chazal, il a traité l’hebdomadaire de tabloïd. Oui, Mesdames et Messieurs, vous avez bien entendu : tabloïd !

On se dit que l’ex-patron du FMI entendait le mot dans la définition de la version britannique: journal avec jeune femme topless en page 3, scandales en tous genres et de préférence d’ordre sexuel. Donc, aucun rapport avec l’affaire qui amenait le mari d’Anne Sinclair sur la première chaine nationale. Chaine par ailleurs fleuron de la télévision française où les programmes et les animateurs de bon goût se succèdent d’années en années avec un seul objectif : maintenir un niveau culturel haut de gamme avec toutefois du temps de cerveau disponible. Culture et réflexion. Rien à voir avec ce torchon qu’est l’Express, où on ne peut même plus réaliser un banal fantasme, commun à tous les hommes de la planète - répondre aux avances d’une soubrette dans un hôtel de luxe - sans qu’il ne s’empare de l’affaire comme si c’était plus important que la dette de la Grèce. Au FMI on savait faire les deux et on ne s’en portait pas plus mal, non ? Bon, enfin presque.

Je vais maintenant vous dire la vérité, vous donner la véritable signification du message de Strauss-Kahn à l’encontre de Christophe Barbier. Elle se trouve dans la définition du mot tabloïd, la vraie, celle-là même qui figure dans le Larousse (Le Robert se devait d’être évité ici...) : « se dit d’un journal deux fois plus petit que le format habituel ». Oui, vous avez bien compris maintenant ce que personne n’avait remarqué jusqu’ici : de manière subliminale, DSK a traité Barbier de « p’tite bite » ! Inattendu je vous disais.



Par Hervé Weill